Septembre 2009

La prévention des maladies chroniques létales

Quatre facteurs favorables à la santé dans le style de vie – ne jamais fumer, maintenir un poids correct, faire régulièrement de l’exercice et suivre une alimentation saine – apparaissent, pris ensemble, associés à une réduction de près de 80% du risque de développer les maladies chroniques les plus communes et mortelles, selon un rapport publié dans le numéro du 10/24 août des Archives of Internal Medicine.

Un corpus imposant de recherches implique les facteurs modifiables de style de vie tels que les quatre précités, dans les facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires, cancéreuses et du diabète, pathologies chroniques responsables de la plupart des décès, notent les auteurs. Elles peuvent ainsi être largement prévenues.

Afin d’exposer plus en détails la réduction de risque associée à ces facteurs, les chercheurs des Centers for Disease Control and Prevention (Atlanta, Etats-Unis) ont recueilli des données concernant 23 513 Allemands adultes âgés de 35 à 65 ans. Au début de l’étude de l’European Prospective Investigation Into Cancer and Nutrition (EPIC-Postdam), entre 1994 et 1998, les participants avaient répondu à une enquête incluant des questionnaires sur le poids et la taille, les antécédents médicaux, les caractéristiques socio-démographiques, le style de vie et l’alimentation.

Leurs réponses étaient appréciées au regard de leur adhésion à quatre facteurs favorables de style de vie : ne jamais fumer, avoir un indice de masse corporelle inférieur à 30, faire de l’exercice physique durant au moins trois heures et demi chaque semaine et observer une bonne hygiène de vie alimentaire, autrement dit manger des fruits et légumes en quantité, et peu de viande. Les questionnaires étaient réactivés tous les trois ans. La plupart des participants présentaient un à trois de ces facteurs favorables. Neuf pour cent présentaient les quatre facteurs, et moins de 4 % n’en présentaient aucun.

Les participants qui présentaient les quatre facteurs au début de l’étude connaissaient un risque de développer l’une des maladies chroniques étudiées, durant la période suivante, de 78 % inférieur à ceux qui ne présentaient aucun des facteurs favorables. L’association des quatre facteurs réduisait de 93% le risque de développer un diabète, de 81% celui d’avoir un infarctus du myocarde, de 50% la survenue d’un accident vasculaire cérébral et de 36% un cancer. La plus forte réduction de risque s’est avérée associée à un indice de masse corporelle inférieur à 30, suivi du non tabagisme, d’une activité physique d’au moins trois heures et demie par semaine, et enfin de l’adhésion à une bonne hygiène de vie alimentaire.

Les résultats vont dans le sens des recommandations de santé publique actuelles, qui rappellent les quatre facteurs favorables. Parce que l’observance de ces règles de vie prennent souvent leur origine durant les premiers stades du développement de l’individu, il est primordial de commencer à inculquer ces règles de base d’une vie saine dès l’enfance, concluent les auteurs.


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