Juillet 2008

Maladie d’Alzheimer : ralentissement du rétrécissement cérébral par l’exercice physique

Les patients atteints de maladie d’Alzheimer modérée se trouvant en relativement bonne forme physique, ont des cerveaux plus gros que les patients atteints de maladie d’Alzheimer modérée dont la condition physique est moins bonne, selon une étude publiée dans le numéro du 15 juillet 2008 de la revue Neurology, revue de l’Académie Américaine de Neurologie.

L’étude a porté sur 121 personnes âgées de 60 ans et plus, soumises à des examens de condition physique et à des scanographies du cerveau destinées à mesurer la matière blanche, la matière grise et le volume total de leur cerveau. Dans le groupe, 57 individus se situaient dans les premiers stades de la maladie d’Alzheimer alors que le reste du groupe n’était pas atteint de démence.

Les individus atteints de la maladie d’Alzheimer dont la condition physique était moins bonne présentaient un nombre nettement supérieur de cas de rétrécissement du cerveau que ceux dont la condition physique était meilleure, suggérant un phénomène de rétrécissement moindre lié au processus de la maladie d’Alzheimer chez ces derniers, déclare Jeffrey M. Burns, de l’University of Kansas School of Medicine (Kansas City), auteur de l’étude. Les chercheurs n’ont pas observé de relations entre niveaux de condition physique et variations cérébrales dans le groupe des individus ne souffrant pas de démence.

Les individus se situant dans les premiers stades de la maladie d’Alzheimer pourraient être en mesure de préserver leur fonction cérébrale sur une plus longue période par l’exercice régulier et en réduisant la quantité de volume cérébral perdu, conclut Burns. Cela devrait permettre de maintenir une meilleure performance cognitive, ajoute-t-il.

Cette étude est l’une des premières à explorer la relation entre forme cardiorespiratoire et maladie d’Alzheimer, précise Burns.


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