Août 2007

Cerveau : le rôle des axones

Les informations voyagent entre les cellules du cerveau par le biais d’extensions ayant la forme de filaments, appelées axones. Les chercheurs viennent de découvrir que les axones ne sont pas de simples transmetteurs de l’information. Ils peuvent rejeter ou conduire un signal avec la stimulation appropriée.

Jusqu’à maintenant, les chercheurs pensaient que dans le cortex cérébral, où la plupart des processus cognitifs ont lieu, l’information était traitée uniquement dans le corps de la cellule, indique Raju Metherate, professeur de neurobiologie et de comportement à l’Université de Californie à Irvine, auteur de l’étude sur le sujet, parue en ligne le 19 août dans Nature Neuroscience. Les résultats de l’étude suggèrent que l’on doit considérer les axones en tant que sites de traitement de l’information, et de problèmes potentiels lorsque les choses vont mal, ajoute-t-il.

De surcroît, des études commencent à montrer que le traitement de l’information complexe, et peut-être la conscience elle-même, pourrait résulter d’une activité coordonnée de multiples parties du cerveau reliées par des paquets de longs axones. Les problèmes cognitifs apparaîtraient lorsque ces zones ne communiquent pas convenablement entre elles.

La fonction cognitive s’exerce lorsque des millions de cellules du cerveau communiquent les unes avec les autres en même temps. Une cellule du cerveau est dotée d’un réseau de branches appelées dendrites par lesquelles elle reçoit et traite l’information provenant des autres cellules. Le corps de la cellule relaye l’information traitée le long d’un axone jusqu’à un terminal qui lie aux dendrites d’une autre cellule. A ce terminal, des agents chimiques appelés neurotransmetteurs sont libérés, permettant à l’information de pénétrer la cellule receveuse. Lors de leurs expériences, les scientifiques se sont rendu compte que les axones ne transmettaient pas nécessairement le signal : la stimulation de l’axone peut entraîner l’altération du signal, déclare Metherate.

La découverte pourrait aider les scientifiques à développer des traitements pour des désordres psychiatriques tels que la dépression et la schizophrénie, dans lesquels l’on pense que les différentes parties du cerveau ne communiquent pas correctement entre elles.


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