Avril 2007

Manger moins salé pour prévenir les maladies cardiovasculaires

Les individus qui réduisent de manière significative la quantité de sel dans leur alimentation connaîtraient une réduction du risque de développer une maladie cardiovasculaire d’un quart. Un autre effet serait une réduction du risque de décès par maladie cardiovasculaire d’un cinquième. Tels sont les résultats d’une étude publiée dans le British Medical Journal.

Les maladies cardiovasculaires réfèrent au groupe de maladies liées au cœur ou aux artères, tel qu’accident vasculaire cérébral ou cardiopathie. Jusqu’à maintenant, les études indiquaient principalement que la diminution de la consommation de sel s’accompagnait d’une baisse de la tension artérielle. Les études ayant pour objet les conséquences en terme de maladies cardiovasculaires au sein de la population étaient limitées ou non conclusives, à la différence de celle-ci, indiquent les auteurs de la nouvelle étude.

Celle-ci a consisté à suivre les participants à deux enquêtes menées dans les années 1990, lesquelles avaient été conduites dans le but d’analyser l’impact sur la tension artérielle de la réduction de consommation de sel. Les participants à ces enquêtes se trouvaient en état de préhypertension, niveau supérieur de la tension artérielle normale, par conséquent en situation de risque accru de développer une maladie cardiovasculaire. Dans les deux enquêtes, la réduction de la consommation de sel était de 25% à 35%.

Les chercheurs ont noté que les participants qui avaient diminué leur consommation de sel durant les enquêtes tendaient à rester à un plus faible niveau de consommation de sel, comparés à ceux qui faisaient partie du groupe de contrôle. Les recherches indiquent au final l’effet prononcé de la réduction de la consommation de sodium sur le risque de développer des problèmes cardiovasculaires. Les participants qui étaient en situation de préhypertension encouraient, sur la période 10-15 ans post-enquête, un risque de développer des problèmes cardiovasculaires inférieur de 25%. Le taux de mortalité s’avérait inférieur de 20%.


[Menu]
© Centre International de Recherche Scientifique
Tous droits réservés

[accueil]