Mars 2007

Avancée dans le traitement du paludisme

Une avancée vient d’être réalisée dans le champ de la lutte contre le paludisme, maladie qui concerne 40% de la population mondiale. Deux souches majeures de paludisme affectent les humains : plasmodium vivax et plasmodium falciparum. Bien que l’attention se soit principalement portée sur la plus virulente, P. falciparum, le paludisme à vivax est la cause d’une grande quantité de maladies dans les pays tropicaux de la région Asie-Pacifique. Il a accru sa résistance aux traitements standards. Quelques études cependant se sont attachées à déterminer le meilleur moyen de le combattre.

En collaboration avec les services du Ministère indonésien de la santé, des chercheurs de la Menzies School of Health Research (MSHR, Darwin, Australie) ont conduit une étude en Papouasie, au cours de laquelle ils ont comparé les effets de deux nouveaux traitements contre le paludisme à vivax. Ceux-ci consistaient chacun en une combinaison de molécules, l’une basée sur un extrait d’une herbe chinoise (artémisinine) et l’autre sur un antipaludéen de plus longue durée d’action.

Les chercheurs ont observé que les deux traitements entraînaient initialement une guérison de la maladie. Cependant, les individus recevant un traitement qui restait plus longtemps dans la circulation sanguine présentaient un risque trois fois moindre de développer un autre épisode de paludisme à l’intérieur d’une période de 42 jours. Le médicament prévient autrement dit la rechute durant une période de six semaines. Ces individus présentaient en outre un risque moindre d’anémie.

Selon le Dr Ric Price, de la MSHR, les résultats ont d’importantes implications en ce qui concerne le traitement du paludisme tant dans la région Asie-Pacifique que les zones d’Afrique où le risque de paludisme est le plus élevé. L’administration d’un traitement tel que celui mentionné ci-dessus est similaire à une approche consistant à administrer aux voyageurs un traitement régulier afin de les protéger de l’infection. Cette approche s’avère opportunément applicable aux individus à haut risque d’infection dans des communautés tropicales pauvres, ajoute Price.

La découverte, publiée dans la revue The Lancet, est une des premières à éclairer la question du meilleur traitement face aux souches de paludisme à vivax résistant aux médicaments.


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