Janvier 2006

L’activité physique facteur de santé cognitive

Les adultes âgés qui s’adonnent à une activité physique de quinze minutes minimum, au moins trois fois par semaine, encourent un risque beaucoup plus faible de contracter une démence que les individus moins actifs. L’activité physique considérée au cours de l’étude est la marche, le vélo, l’aérobic ou encore l’excursion. L’étude sur le sujet n’affirme pas que l’activité réduit le risque de démence, mais elle s’ajoute à un corps croissant d’observations relatives à la relation démence – niveau d’activité physique.

Eric B. Larson et ses collègues du Group Health Cooperative (GHC), de l’Université de Washington, et du VA Puget Sound Health Care System (Seattle), ont suivi 1740 membres du GHC âgés de 65 ans ou plus sur une période moyenne de 6.2 ans, entre 1994 et 2003. A la fin de l’étude, il s’est avéré que le taux d’émergence d’une démence était significativement plus bas chez les individus qui avaient une activité physique trois fois ou plus par semaine : 13 pour 1000 « personnes années », contre 19.7 pour 1000 « personnes années », chez ceux dont l’activité physique était inférieure à trois fois par semaine, soit une réduction de risque de 32%.

Il est important de comprendre l’association croissante, au fil des études, entre exercice et santé cognitive. Il est question de savoir si c’est l’exercice physique en tant que tel qui provoque une diminution du risque de déclin cognitif ou si d’autres facteurs liés à l’exercice, tels que l’interaction sociale accrue, jouent un rôle.


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