Décembre 2004

Le foudroiement sur Saturne : des informations en provenance de Cassini

D’après les données recueillies par la sonde Cassini, le phénomène de foudroiement sur Saturne est un million de fois plus intense que celui sur Terre. Les informations recueillies indiquent par ailleurs, d’une part, que de nombreuses particules de poussière ont heurté Cassini lors de sa traversée des anneaux de Saturne et, d’autre part, que la période de rotation radio de cette planète varie.

Au début de sa mission, lorsque Cassini s’éloignait de la Terre, elle avait commencé à détecter, à une distance de 89.200 kilomètres de celle-ci, des signaux radios en provenance des foudroiements sur Terre. Par contraste, sur sa route vers Saturne, elle commença à détecter les signaux radios provenant des foudroiements sur cette dernière à une distance de 161 millions de kilomètres. Ceci signifie que le signal radio du foudroiement de Saturne est un million de fois plus intense que celui de la Terre, précise Don Gurnett, de l’Université de l’Iowa. Résultat étonnant, indique-t-il.

Les instruments de Cassini ont par ailleurs détecté de nombreux impacts de particules de poussière lors de la traversée des anneaux. Une pointe de 1.000 impacts par seconde a, à un moment, été enregistrée. Le diamètre de ces particules était probablement de quelques microns seulement. Autrement, elles auraient endommagé la sonde.

L’observation de variations dans la période de rotation radio de Saturne a aussi constitué une surprise. Cette période est de 10 heures 45 minutes et 45 secondes, plus ou moins 36 secondes. C’est six minutes de plus que la valeur enregistrée par Voyager 1 et 2 en 1980-1981. Les chercheurs utilisent la période de rotation des émissions radios des planètes géantes telles que Saturne et Jupiter afin de déterminer la période de rotation de ces planètes elles-mêmes, parce qu’elles ne sont pas dotées de surfaces solides et sont couvertes de nuages ne permettant pas de mesures visuelles directes.


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