Février 2003

Vie terrestre et vie extraterrestre

La collision d’une comète avec la Terre causerait certes des désastres écologiques, parmi lesquels les extinctions d’espèces et le changement climatique, mais aussi la dispersion de formes de vie terrestre jusque dans les régions les plus éloignées de la galaxie. De la matière porteuse de micro-organismes serait, à l’occasion de l’impact, propulsée en dehors de l’atmosphère terrestre. Une partie de ce matériau se trouverait stérilisée par la chaleur et les rayonnements, mais une fraction significative survivrait. Comme la Terre et le Système solaire tournent autour du centre de la galaxie en 240 millions d’années, cette vie bactérienne viable se répandrait dans les multiples systèmes planétaires naissants se situant sur leur parcours.

Les scientifiques savent que les roches et autres débris peuvent être dispersés à partir de la Terre en direction de l’espace interplanétaire. Les collisions avec la poussière interplanétaire éroderaient et fragmenteraient rapidement les roches éjectées. Les fragments porteurs de vie seraient entraînés en dehors du Système solaire en quelques années sous l’effet de la lumière du Soleil. Le Système solaire se trouverait alors entouré d’un «bio-disque» de microbes dormants préservés à l’intérieur de minuscules fragments de roches. La vie en provenance de la Terre pénétrerait à partir de ce «bio-disque» les systèmes planétaires à proximité desquels il serait amené à passer.

Le mode interstellaire de transmission des micro-organismes renforce la thèse selon laquelle la vie sur Terre serait venue d’ailleurs. L’étude sur le sujet a été menée par Chandra Wickramasinghe, Max Wallis et Bill Napier, de l’université de Cardiff.


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