Juillet 2003

Révision des risques de collision d’astéroïdes avec la Terre

Les grandes météorites se désagrègeraient plus facilement dans l’atmosphère terrestre que ce qui était admis jusqu’à présent. La fréquence d’impacts potentiels catastrophiques de grandes météorites se trouve révisée à la baisse. Cette baisse serait d’un facteur 50, selon les calculs de Philip Bland, de l’Imperial College (Londres), et Natalia Artemieva, de l’Institute for Dynamics of Geospheres (Moscou) : la fréquence de collision avec la Terre d’un objet de diamètre supérieur à 220 mètres serait d’une tous les 170 000 ans, contre une tous les 3000 à 4000 ans dans les précédentes estimations. Une pluie de fragments pourrait cependant être aussi dévastatrice que l’impact d’une grande météorite.

Le processus de désintégration est fonction de la composition de l’astéroïde. Environ 93 % des astéroïdes sont pierreuses. Le reste est essentiellement à base de fer. Ces derniers sont plus lourds, se désagrègent moins facilement et sont susceptibles de causer plus de dégâts en cas de collision. Les météorites pierreuses se désagrègent complètement dans l’atmosphère plus facilement que ce que pensaient les scientifiques, suggérant que même les grands corps peuvent se désagréger avant de heurter la Terre.

Les météorites de fer, se décomposant moins facilement en fragments, sont causes de nombre de cratères d’impact à la surface terrestre. Les chercheurs concluent qu’un cratère de 100 mètres serait creusé à la surface terrestre tous les 200 à 400 ans par des objets d’un diamètre de 3 à 5 mètres.


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