Juillet 2000

Cancer : prépondérance des facteurs environnementaux sur les facteurs génétiques

Les facteurs environnementaux et les modes de vie joueraient un rôle plus important que l'héritage génétique dans le développement des cancers. C'est ce que suggère le résultat d'une étude publiée dans le dernier " New England Journal of Medecine ". D'après Spencer Feigelson, épidémiologiste, ces facteurs non-génétiques sont aussi variés que la consommation du tabac, les habitudes alimentaires ou physiques, les agents infectieux ou les différents types de médication. Contrairement aux idées reçues, ils ne se limitent donc pas aux pesticides, polluants atmosphériques et autres déchets toxiques.

L'étude a porté sur 44.788 paires de jumeaux. A l'intérieur de chaque paire, si un seul individu développe un cancer, les scientifiques ont tendance à conclure à une maladie non strictement héréditaire. Les conclusions de cette étude permettent de battre en brèche le fatalisme du public concernant l'inéluctabilité des effets des facteurs génétiques. Les chercheurs n'ont identifié que quelques cancers pour lesquels l'influence génétique est significative. Il s'agit du cancer du sein, du cancer de la prostate et du cancer colorectal. Et même à l'intérieur de ces catégories, en reprenant le cas des jumeaux, le risque de les voir tous deux atteints reste modéré.


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