Février 2001

Obésité et récepteurs de dopamine

Selon des recherches menées au Brookhaven National Laboratory (Etats-Unis), les récepteurs de la dopamine seraient moins nombreux chez les obèses que chez les personnes dont le poids est normal. Or la dopamine est un neurotransmetteur qui aide à produire des sensations de satisfaction et de plaisir. Stimuler les "circuits du plaisir" de la dopamine dans le cerveau, telle serait la cause de la surconsommation de nourriture, ont dès lors avancé des scientifiques.

Les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue The Lancet, ont mesuré le nombre de récepteurs de la dopamine dans les cerveaux d'individus atteints d'obésité sévère et d'individus de poids normal. Les sujets dont l'Index de Masse Corporelle (ratio poids-hauteur) était le plus élevé, présentaient les plus petites quantités de récepteurs de dopamine.

Cette étude semble confirmer l'existence de causes physiologiques de l'obésité. D'autres études avaient en effet déjà montré le rôle des niveaux d'insuline et d'une hormone, le leptin, dans l'obésité. Selon le docteur Richard Atkinson, professeur de médecine à l'Université du Wisconsin, "l'étude…renforce l'idée selon laquelle [l'obésité] n'est pas simplement un échec de la volonté. L'obésité pourrait être traitée comme une maladie, une maladie comme une autre". Avant cela, d'autres études devront confirmer le sens du lien de causalité manque de récepteurs de dopamine-obésité. En effet, certains chercheurs évoquent la possibilité d'un lien de causalité inversé : l'obésité pourrait être la cause du déficit en récepteurs.


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