Avril 2000

Une nouvelle version des Textes des pyramides

Le président du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes, Gaballah Ali Gaballah, et le Professeur Jean Leclant, du CNRS, ont annoncé, au cours du 8ème congrès international d'égyptologie, qui s'est déroulé du 28 mars au 3 avril, la découverte d'une nouvelle version des "Textes des pyramides". Le lieu de la mise à jour est la pyramide d'une des épouses de Pépi 1er (2335-2285), la reine Ankhesen, située au sud-ouest du Caire, dans la nécropole de Saqqarah.

Les Textes ont été gravés sur les parois de la chambre funéraire. D'après les archéologues, Ankhesen voulait assurer, par ces textes formulés au masculin, la vie éternelle à son époux. Les "Textes des pyramides" seraient les plus anciens de l'humanité d'après Jean-Pierre Corteggiani, directeur de l'Institut français d'archéologie orientale.

Aucune pyramide ne contient les 2291 paragraphes des "Textes des pyramides". Les plus anciens d'entre eux ont été découverts dans l'antichambre et le caveau de la pyramide du roi Ounas (2350 av. J.C.), dernier pharaon de la Vème dynastie, à Saqqarah. Ils avaient aussi été trouvés à l'intérieur des sépultures des trois épouses de Pépi II.

Ces textes sont composés de 759 formules magiques, rituels, d'hymnes, de récits mythologiques ainsi que de listes d'offrandes. Leur but était d'assurer la survie éternelle du pharaon, lequel aspirait à rejoindre les "indestructibles", nom qui a été donné aux étoiles circumpolaires, qui ne diparaissent pas à l'horizon. Pour y parvenir, le pharaon devait avoir recours à la magie ; les " Textes des pyramides " l'aidant à trouver la bonne formule. Certaines formules de ces textes étaient aussi lues à l'occasion des funérailles.


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