Mai 2001

Absorption moindre que prévu du dioxyde de carbone par les arbres

Des recherches menées dans une forêt de pins de Caroline du Nord montrent qu'après une croissance initiale accélérée, les arbres croissent beaucoup plus lentement et absorbent une quantité moindre du carbone en excès de l'atmosphère qu'attendu. Ces résultats suggèrent que protéger les forêts existantes et planter des arbres ne constituent pas un substitut aux moyens à mettre en œuvre pour réduire les gaz à effet de serre et limiter le réchauffement climatique.

"L'impact des forêts existantes sur le carbone dans l'atmosphère ne durerait pas et ne serait pas très significatif" a déclaré Ram Oren, écologiste à la Duke University, qui a dirigé une des études sur le sujet. Selon Evan DeLucia, biologiste à l'Université de l'Illinois, si les résultats sont vrais pour les forêts en général, nous ne pouvons pas compter sur les forêts existantes pour maintenir une haute capacité d'absorption du carbone. La réponse des forêts tropicales aux niveaux de carbone élevés serait même encore plus réduite, explique-t-il.

Ces recherches sont potentiellement très importantes dans l'appréciation du rôle joué par les forêts dans la régulation du climat, d'après des chercheurs n'ayant pas participé aux études. Elles seront incontournables dans l'amélioration des modèles informatiques destinés à prédire le changement climatique global.


[Menu]
© Centre International de Recherche Scientifique
Tous droits réservés

[accueil]